14 C’était la rentrée des classes pour les quatrièmes et les troisièmes. Les sixièmes et les cinquièmes étaient rentrés la veille et en ce mardi 04 septembre 2007, c'était donc au tour de Quentin et Yoann de retourner en cours. Leur professeur principal était celui qui leur ferait les cours de sciences de la vie. Et justement, ce premier jour de classe commençait par cette matière, mais comme personne n'avait tout le matériel nécessaire, le professeur remit à la semaine suivante le début du premier cours. En attendant, il leur donna l’emploi du temps et le nom de leurs différents professeurs ainsi que le numéro de la salle où ils auraient leurs cours. Agé de trente-cinq ans, il s’agissait d’un homme de grande stature, il avait la carrure d’un rugbyman. Il semblait fort peu engageant comme professeur mais il su très vite mettre ses élèves à l’aise. Jamais il ne se trouvait derrière son bureau en bois mais circulait constamment dans la salle de classe. Simplement pour avoir un œil vigilant sur chaque collégien. Quand il inscrivit son nom sur le tableau numérique via l’ordinateur portable installé dans chaque salle de classe et qui permettait aux différents professeurs de faire leurs cours, certains élèves eurent un petit rire. Il faut dire qu’il s’appelait Jérémy Queuvraie. Yoann et Quentin, qui étaient assis l’un à côté de l’autre, ne purent s’empêcher de suivre les autres en souriant assez fortement. Mais dès que le regard du professeur se dirigea sur la salle de classe, tous les élèves se turent et firent mine d’inscrire le nom de leur enseignant. A la fin du cours, Yoann et Quentin, ainsi que le reste de la classe, fit mouvement vers une autre salle de cours pour suivre un cours de français. En chemin les deux adolescents se parlèrent et se demandèrent ce qu’ils allaient bien pouvoir apprendre durant les prochains cours de sciences de la vie. Mais tous deux semblaient pressés d’avoir les cours sur la sexualité. Durant toute la semaine, Quentin et Yoann avaient qu'une seule envie, c'était de se retrouver à la semaine suivante et d'assister au cours de sciences de la vie. Leur vœu se réalisa plus vite qu'ils ne l'auraient espéré puisque la fin de la semaine fut très vite arrivée. Le mardi suivant, tout content, les deux adolescents se retrouvèrent, à la première heure de la matinée, dans la salle de sciences de la vie. La première leçon qu'ils eurent, portait sur le corps humain. Quentin et Yoann furent très attentifs à ce cours, comme à tous ceux qui suivirent et qui portaient sur l'anatomie humaine ainsi que tous ceux qui avaient trait à la sexualité. A l’annonce du programme de ce premier trimestre les deux adolescents jubilaient c’était indéniable. Leur joie était intérieur mais nettement visible sur leur visage. Leur amour se renforçait de plus en plus chaque jour qu’ils passaient ensemble. Tout le monde avait remarqué qu’ils étaient très heureux lorsqu’ils étaient ensemble mais peu se doutaient du lien réel qui unissait Yoann et Quentin. Tout au long des deux premiers trimestres, se furent ces deux domaines qui furent abordés entrecoupés de leçons sur le monde animal et végétal mais aussi minéral. Mais, même si Quentin et Yoann étaient très désireux de mettre en pratique ce que leur avait enseigné leur professeur de sciences de la vie, ils ne souhaitaient pas le faire tout de suite. De plus, ils ne se sentaient pas prêt, ni l'un, ni l'autre, à franchir le pas. Leur vie amoureuse était parfaite pour le moment alors ils avaient décidé de prendre vraiment leur temps puisque l’avenir leur appartenait. Au cours du second trimestre, pendant les vacances d'hiver, Quentin et Yoann, qui se baladaient après être allés au cinéma, trouvèrent, par hasard, un magazine homosexuel qui traînait dans la rue à la vue de tous les passants mais aucun d’eux n’avait pris la précaution de le mettre dans une poubelle. Certainement quelqu’un l’avait-il perdu par inadvertance. Après qu'ils eurent vérifié qu'il n'y avait personne aux alentours, faisait mine de relacer ses chaussures, Quentin le ramassa et le cacha rapidement. Les deux adolescents allèrent ensuite aussitôt chez Yoann, où Quentin passait ses deux semaines de vacances, et où, une fois qu'ils furent bien tranquille dans la chambre qu’ils partageaient, comme toujours, ils le sortirent et le regardèrent. Ils furent émerveillés lorsqu'ils virent les corps entièrement nus de beaux jeunes hommes. Le magazine contenait non seulement des photos mais également des articles divers et variés sur la littérature, la psychologie, la prévention, ainsi que des sorties de films, DVD, CD musicaux, spectacles et autres. Ils regardèrent attentivement tout le magazine et lurent même les nouvelles qui y étaient. Les petites annonces n'échappèrent pas non plus à leurs yeux curieux de connaître ce monde dont ils ne savaient pas encore grand chose en définitive. Certaines d’entres elles les firent beaucoup rire et d’autres attisèrent leur curiosité. Ils purent ainsi se rendre compte que l’amour n’était pas si simple à trouver et qu’il était convoité à tout âge et par tous types de personnes. Ils essayèrent même de déchiffrés certaines annonces mais ils butaient tout de même sur certains sigles ou abréviations qui leur étaient jusque là inconnues. Le troisième trimestre vit les deux jeunes hommes en pleine recherche du corps de l'autre. Tout était prétexte pour se toucher ou se caresser. Ils étaient à la piscine, avec le professeur d’éducation physique, lorsque cette envie se révéla à eux. Ils étaient dans l'eau et ils s'amusaient comme de véritables gamins. Plus ils jouaient, plus leurs mains descendaient le long du corps de l'autre. Puis Quentin fut déséquilibré et s’enfonça dans l’eau. Ses deux mains s'accrochèrent aux hanches de Yoann, et en même temps qu'il sombrait, ses mains emmenèrent le maillot de bains de Yoann que celui-ci ne put, ou ne voulut, retenir. Lorsque Quentin remonta à la surface, cette situation fit rire les deux garçons qui en profitèrent pour s'embrasser en faisant bien attention que personne ne remarque ce qu'ils faisaient. Ce qui n’était vraiment pas chose aisée. La piscine était remplie d’adolescents, de leur classe ou non, et d’adultes qui surveillaient leurs élèves. Cependant le cours de natation n’était pas propice à jouer aussi longuement que possible car le professeur était toujours là pour veiller à ce que ses élèves fassent les exercices demandés. Dans les vestiaires, Quentin et Yoann se promirent d’essayer de nouveaux jeux dans la piscine privée du domaine Villars mais bien sûr uniquement quand ils seraient certains qu’il n’y avait personne d’autre qu’eux et les gardes du corps dans les environs. A la fin du cours, ils passèrent sous la douche et leurs mains ne purent s'empêcher de partir de nouveau à la rencontre du corps de l'autre afin de se laver mutuellement. Aucun des élèves de la classe ne prêta attention à ce que les deux adolescents faisaient. Ils se préoccupaient plus de savoir si le professeur leur permettrait de partir chez eux directement depuis la piscine plutôt que de retourner au collège et les laisser faire ce qu'ils voulaient à partir de ce moment-là. Le problème qui se posait pour certains élèves, c'était que leur sac de cours était au collège puisque certains collégiens étaient demi-pensionnaires et d'autres étaient même internes. Le professeur d’éducation physique laissa partir les externes depuis la piscine, tandis que les autres devaient le suivre jusqu’au collège. Quentin, toujours accompagné de ses gardes du corps parti donc depuis la piscine. Yoann l’accompagna une partie du chemin bien que ce dernier n’était pas externe mais la présence de la protection rapprochée du fils Villars rassura leur professeur de sport. Il était indéniable que Yoann ne courait aucun risque à partir en compagnie de son ami. Toutefois ce fut durant les vacances scolaires d’été que l’amour entre Yoann et Quentin se concrétisa réellement. Le mercredi 23 juillet 2008, c'était l'anniversaire de Yoann. Pour cette fabuleuse occasion, il avait invité son meilleur ami, et amant, Quentin ainsi que tous ses copains de classe et tous ceux de son âge qu'il connaissait et qui avaient bien voulu venir. Il invita même certains de ses professeurs qu'il avait eus au cours de l'année scolaire écoulée mais presque tous se désistèrent pour ne pas franchir le seuil de la relation professeur-élève qu’ils avaient et qui aurait pu nuire à leurs futurs résultats scolaires s’ils avaient été amenés à les avoir de nouveau comme élève. Ce que Yoann compris très bien lorsque leur professeur de sciences de la vie leur eut dit qu’il ne viendrait pas. La fête était au maximum de son intensité lorsque Yoann décida, vers de deux heures du matin, que celle-ci devait s'arrêter. Il commençait à être fatigué mais, surtout, il voulait rester seul avec Quentin. Il avait envi de lui demander certaines choses, mais il voulait le faire dans la plus stricte intimité et sans bruit autour de lui. Il trouvait toujours gênant de devoir presque crier lorsque qu’il devait demander quelque chose à quelqu’un alors qu’il y avait une musique très forte. Pour cela, lorsque Yoann eut demandé à tous les invités de regagner leur domicile et qu’ils furent tous partis, à l’exception bien entendu de Quentin, il demanda à celui-ci de rester dormir chez lui. Quentin accepta immédiatement pour deux raisons. La première c'était qu'il ne voulait pas quitter Yoann. Et la seconde était qu'il se sentait trop fatigué pour rentrer à la villa même s’il pouvait vidéophoner à tout instant au chauffeur pour le ramener au domicile de ses parents et que ses gardes du corps étaient à l’extérieur de la demeure Blanchet sagement installés dans leur gros tout terrain noir aux vitres fumées et blindées. Quentin et Yoann ne perdirent pas de temps, à peine les derniers invités partis, et après avoir fait un rapide ménage dans le salon de la maison de madame Blanchet, ils allèrent se réfugier dans la chambre de Yoann. A l'intérieur, ils se déshabillèrent en quatrième vitesse. A peine furent-ils dévêtus et couchés que Quentin s'endormit, chaleureusement blotti dans les bras de Yoann. Par contre, ce dernier n'avait pas encore envi de dormir. Il aimait bien sentir le corps de Quentin contre le sien. Mais, malgré lui, le sommeil l’emporta et il s'endormit en peu de temps le sourire aux lèvres, heureux d’avoir celui qu’il aime à ses côtés. Mais ce fut après deux bonnes heures de sommeil que tout se passa. Quentin se réveilla en sursaut ce qui réveilla également Yoann qui ne s’était endormit que depuis peu de temps. " Que t'arrive-t-il Quentin ? - Je viens de faire un rêve bizarre. - Tu veux en parler ou tu préfères le garder pour toi et essayer de te rendormir ? - Je veux bien t'en parler puisque ça te concerne aussi. - Alors vas-y, je t’écoute mon amour. Mais prends ton temps tout de même. - Bon ! Il se trouve que dans mon rêve, je nous voyais nus dans ta chambre, nous étions en train de nous embrasser quand j'ai tout de suite eu envi de toucher à ta queue. - Jusque là rien d’anormal puisque nous nous aimons. - Oui pour moi aussi, mais mon envi de te toucher allait plus loin que le simple touché de la main. - Ah bon ! Mais tu as vraiment eu envi de faire ce que tu as rêvé ? - Oui ! Et ce qui me fait excessivement peur, c'est que j'ai envi de t'embrasser, de toucher ton corps, de le caresser, mais plus particulièrement de caresser ton sexe. Tout ça j'ai envi de le faire maintenant et le plus souvent possible. Tout se bouscule en moi. Je ne sais plus où j'en suis. Tout ceci m’excite terriblement tout en me faisant peur. - Je crois savoir ce que tu ressens. Tu te souviens lorsque tu as fait ta chute de la corde pendant le cours de gym en sixième. - Comment ne pas l’oublier ! A chaque fois que je vois une corde je m’en rappelle. C’est une véritable hantise. C’est d’ailleurs pour ça que je ne monte plus à la corde. Je crois que j’ai développé une phobie de la hauteur, dit tristement Quentin. - Eh bien ! Le soir je t'ai dis que je n'avais pas beaucoup dormi. En fait, si je n'ai pas beaucoup dormi, c'est parce que je n'arrêtais pas de penser à toi et plus spécialement à ton corps imberbe. Depuis le premier jour où je t'ai vu torse nu, j'ai eu envi de ton corps, de caresser chaque parcelle de ta peau, sentir ton parfum qui me fait complètement chavirer de bonheur. Et j’avais eu peur que ce désir ne puisse pas se réaliser. - Je t'aime Yoann. Je ne pense plus qu'à toi, la nuit, le jour et même pendant les cours. Dès que j'ai l'esprit ailleurs, il est auprès de toi. Je nous vois nus, enlacés, et quelques instants plus tard, nous faisons l'amour. Je ne sais pas du tout comment je peux imaginer ça puisque nous ne l'avons encore jamais fait. - Je t'aime aussi Quentin, et il m'arrive également de rêver que nous faisons l'amour. Après tout c’est peut-être le signe que nous nous aimons du plus profond de notre cœur, et il est possible que ces rêves que nous faisons sont le signe nous indiquent que nous sommes maintenant enfin prêts pour à passer à l'acte lui-même. Le seul problème qui se pose maintenant, c'est comment nous allons faire. - Je n’en ai pas la moindre idée. Je crois que le mieux serait, peut-être, de commencer par de simple caresses et puis on verra bien comment tout cela évoluera et s'enchaînera, finit par dire Quentin à la fois surexcité et soucieux de ce qui pourrait se passer." Alors tout doucement, ils se rapprochèrent l'un de l'autre et s'embrassèrent tendrement. Petit à petit, leurs mains partirent à la découverte du corps de l’autre. Leur cœur battait la chamade. Leurs veines pulsaient de leur curiosité, de leur amour l’un pour l’autre mais aussi de leur peur de mal faire ou de ne pas réussir à satisfaire l’autre par le manque d’expérience. Une grande sensualité et sensibilité s’empara d’eux. Les sensations qui leur vinrent lors de cette découverte les firent d'abord rire puis ces sensations les excitèrent d'avantages et ils redevinrent plus sérieux. Leur sexe s'érigea instantanément et ils n'essayèrent même pas de retenir cette érection. Aussitôt leurs mains partirent à la rencontre de ce corps à la fois amical et étranger bien que déjà connu. Ils ressentirent un bonheur extrême au contact de cette partie étrange de leur corps. Le plus naturellement du monde, leurs mains arrivèrent sur le sexe turgescent de l’autre et commencèrent à lui faire mille câlineries. La caresse mutuelle qu’ils se prodiguaient, se transforma de plus en plus en une véritable masturbation. L'excitation devint presque insoutenable pour Quentin et Yoann. Puis, tout à coup, ce fut l'explosion. Ils éjaculèrent tous les deux en même temps, se répandant ainsi du sperme partout sur les draps et sur leurs mains. Ils pensèrent que cela allait mettre un terme à leur volonté de continuer à aller plus loin. Mais leur envie fut la plus forte. Alors, dans un même élan d’amour et de tendresse, ils s’endormirent dans les bras l’un de l’autre. Et le lendemain matin, à la première heure, Quentin embrassa rapidement Yoann, sauta du lit, enfila rapidement un pull et un pantalon et avant même de prendre son petit déjeuner en compagnie de son amoureux et de Vanessa Blanchet, Quentin alla vidéophoner à la villa pour demander à ses parents s'il pouvait rester chez Yoann le restant des vacances d’été. " Bonjour Evelyne ! Dit Quentin en voyant le visage d’une des employés de maison apparaître à l’écran. - Bonjour monsieur Quentin. Vous voulez parler à votre père je suppose, répondit celle-ci. - Tout juste ! Il est encore à la maison ? - Oui il est encore là. Il est dans son bureau. Je vous le passe tout de suite. - Merci Evelyne. Bisous. - Au revoir monsieur Quentin. " Evelyne était la cuisinière de la maison. Elle avait atteint la cinquantaine et commençait à avoir de nombreux cheveux blancs parmi sa chevelure rousse qui était accompagnée de deux superbes yeux verts émeraude. Pour le reste, elle était de corpulence et de taille moyenne. Toujours célibataire, elle ne s’était jamais mariée et avait consacrée toutes ses années de travail à la famille Villars où elle exerçait depuis près de trente ans. Quand elle coupa la communication un écran bleu apparu qui laissa la place quelques secondes plus tard au visage de Bernard Villars. " Bonjour Papa ! Je voulais te demander ainsi qu’à maman si je pouvais rester chez la mère de Yoann jusqu’à la fin des vacances. - Bonjour Quentin, répondit Bernard en apercevant le visage de son fils. Ta mère n’est pas là, mais il ne devrait pas y avoir de soucis. Madame Blanchet est-elle d’accord pour que tu restes chez elle aussi longtemps ? - Il n’y a pas de problème pour elle. Et puis nous ne sommes plus des bébés Yoann et moi, dit Quentin avec un léger sourire aux lèvres. Nous pouvons nous surveiller tous seuls. - Bon ! Alors si elle est d’accord, c’est OK pour nous aussi. Par contre je te laisse tes gardes du corps. - Merci papa ! Au revoir papa !" Aussitôt le combiné raccroché, il alla rejoindre Yoann, qui s’était réveillé et levé entre temps, et madame Blanchet dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Ce fut pour lui la plus radieuse des journées même s’il pleuvait à torrent à l’extérieur de la maison. Ils eurent la demeure pour eux le restant de journée quand Vanessa Blanchet partit travailler. Tout au long de la journée, les deux adolescents s’amusèrent, après avoir fini de ranger et nettoyer le salon et quelques autres pièces de la demeure. Le chauffeur vint même apporter quelques affaires pour Quentin afin que celui-ci puisse rester chez madame Blanchet. Le sac avait été soigneusement préparé par sa nounou, Magalie Thorn. Le soir de ce jeudi 24 juillet 2008, tout bascula pour Quentin et Yoann. Alors qu'ils venaient à peine de se coucher, les mains partirent immédiatement à la rencontre du corps de l’autre et ils commencèrent à se caresser. Mais cette fois-ci, les mains ne suffirent plus. C'était maintenant au tour de la bouche de partir à la découverte et à la conquête du partenaire. Quentin et Yoann faisaient tout par instinct. Lorsque leur bouche arriva au niveau du sexe, ils voulurent savoir quel goût pouvait bien avoir ce membre dressé. Pendant plus de dix minutes, ils se sucèrent mutuellement. Mais ils voulurent ressentirent d'autres sensations. Si bien que lorsque que Quentin proposa de passer à l'acte proprement dit, Yoann fut immédiatement d'accord. Alors Yoann se mit dans la position qu'il jugea la plus à l'aise pour lui, et demanda à Quentin de venir en lui, car il voulait être le premier à savoir ce que l’on pouvait ressentir à se faire sodomiser. Après un court moment d'hésitation, Quentin s'approcha de Yoann et avec beaucoup de difficulté, il vint introduire son sexe au plus profond du corps de son petit ami. Nullement habitués l’un et l’autre à se genre d’acte, Quentin éprouva toutes les difficultés du monde à faire pénétrer son sexe dans l’anus de Yoann. Il se dit qu’il n’y arriverait jamais lorsque tout à coup il se souvint d’un article qu’il avait lu dans le magazine qu’ils avaient trouvé dans la rue. Il courut alors dans la salle de bain pour essayer d’y découvrir quelque chose qui faciliterait la pénétration. Il trouva finalement un tube d’huile de massage Aussitôt revenu dans la chambre, Yoann étant resté dans la même position, il se mit un peu de produit sur le sexe et sur l’entrée de l’anus de son compagnon, puis réessaya de sodomiser celui-ci. Pendant un cours moment, Yoann ressentit une violente brûlure vriller ses entrailles, mais petit à petit, après un temps d’adaptation, cette douleur se transforma en une douce sensation de plaisir. Ni l’un ni l’autre ne savait encore comme faire pour préparer convenablement l’anus à la pénétration. Durant près d’une heure, Quentin sodomisa celui qu'il aimait par-dessus tout. Ils ne se soucièrent pas un instant du bruit qu’ils avaient pu faire et qui aurait pu avertir Vanessa de ce qu’ils faisaient sous la couette à ce moment là. Tout ce qui les intéressait c’était le plaisir qu’ils prenaient à faire l’amour ensemble. Et une fois qu'il eut éjaculé, il demanda à Yoann de le prendre à son tour. Cependant ce dernier, qui était fatigué après avoir dépensé tant d'énergie dans cet acte d'amour, proposa à son petit ami de remettre la sodomie au lendemain soir. Quentin, qui était, malgré tout, également épuisé, accepta cette proposition. Et c'est tendrement enlacés qu'ils s'endormirent jusqu'au lendemain matin. Au levé, vers dix heures, Quentin et Yoann se ruèrent immédiatement vers la salle de bains. Comme la mère de Yoann était déjà partie travailler, les deux adolescents avaient donc, une fois de plus, la maison pour eux seuls. Si bien qu'ils ne se pressèrent pas pour prendre leur douche. Ils allèrent même jusqu'à la prendre ensemble. Ce qu’ils faisaient déjà depuis un bon moment mais qu’ils n’avaient pas osé faire ces derniers jours de peur de se faire surprendre par Vanessa Blanchet. Ils en profitèrent donc. Sous l'eau battante, ils se caressèrent et allèrent même jusqu'à la fellation dont ils avaient apprécié la pratique la veille au soir. Ils éprouvèrent ainsi de nouvelles sensations qui marquèrent un pas supplémentaire vers leur communion et sur la route de leur homosexualité. Après qu'ils eurent franchi le pas de la sodomie, même si Quentin ne savait pas encore quelle sensation pouvait être éprouvée à se faire prendre, plus rien ne pouvait les empêcher de s'aimer complètement et d'être heureux maintenant que leur sexualité était enfin pleinement découverte, selon eux. Quentin et Yoann se rendaient enfin compte à quel point ils s’aimaient mais aussi qu’ils étaient pleinement gay. La joie qui se lisait sur leur visage ne laissait aucun doute possible là-dessus. Cependant en se rendant compte de cet état de fait, ils durent aussi se plonger dans un univers totalement étranger pour eux et que malgré tout ils redoutaient. Le soir, comme promis, Quentin accepta que Yoann prenne possession de son corps. Ceci ne se fit pas sans mal, car Quentin appréhendait fortement cette sodomie passive. Durant une bonne partie de la nuit, Yoann fut, aux yeux de Quentin, le plus merveilleux des amants. Il sut faire découvrir un nouveau plaisir à Quentin. Et d'ailleurs celui-ci ne manqua pas de le lui dire lorsque Yoann eut enfin éjaculé au plus profond des entrailles de son jeune amant. Après cela, ils s'endormirent, mais le lendemain matin allait être un jour très différent pour le jeune couple. Vers huit heures, madame Blanchet fit irruption dans la chambre de Yoann, pour annoncer aux deux adolescents qu’elle rentrerait certainement un peu plus tard que d’habitude, et elle vit avec stupéfaction les corps enlacés des deux garçons. Quand Yoann entendit sa mère, il se réveilla en sursaut, se sépara brusquement de Quentin, trop tard, ce qui le réveilla à son tour, et essaya de s'expliquer auprès de Vanessa. Mais elle n'avait pas le temps d'écouter ce qu'il disait et plutôt que d'entendre ce que son fils pouvait dire, elle lui coupa la parole pour lui demander de préparer le repas de midi parce qu'elle devait aller à une importante réunion qui allait se terminer assez tard dans la matinée. Avant de refermer la porte sur les deux corps nus, elle dit toutefois à son fils qu'ils auraient, tous les trois, une sérieuse discussion à son retour. Quand Quentin entendit ceci, il crut que la fin des réjouissances était venue pour Yoann et lui. Il se voyait déjà retourner à la villa, sous les remontrances de madame Blanchet et devoir s’expliquer avec ses propres parents et, pire que tout, il s’imaginait séparé de son petit ami à tout jamais. Il craignait par-dessus tout la réaction que pourrait alors avoir monsieur et madame Villars. La matinée de Quentin et Yoann se passa dans l’angoisse du retour de la mère de ce dernier. N’osant plus rien faire de compromettant ils se cantonnèrent à quelques jeux vidéos et à la préparation du repas de midi. Pendant que Yoann faisait chauffer les plats, Quentin installer assiettes et couverts autour de la table de la cuisine. Ce furent pour eux les plus longues heures de leur vie. Ils se posèrent mentalement toutes sortes de questions. S’imaginant le pire à chaque réponse qu’ils se faisaient mais n’ayant réellement aucune idée de ce que pourrait bien leur dire madame Blanchet car pour eux c’était réglé d’avance qu’ils seraient séparés à tout jamais et qu’elle dirait aux parents de Quentin ce qu’elle avait vu plus tôt dans la matinée. Il était presque deux heures de l'après-midi lorsque Vanessa Blanchet revint de sa réunion. Le repas de midi était prêt et la table mise. Le repas se déroula dans un silence de mort et à peine le déjeuner fut-il terminé qu'elle demanda à Yoann et à Quentin de l'accompagner dans le salon. L’heure de la discussion était arrivée. Sans même se regarder, les deux adolescents se dirigèrent vers le salon et s’installèrent, comme deux robots, dans le canapé tandis que madame Blanchet s’asseyait dans un fauteuil non loin d’eux. " Les enfants, ce que j'ai vu ce matin m'a choqué, même si je n’ai rien contre l’homosexualité et les homosexuels. Je voudrais donc avoir une explication quant à ce comportement et à ce que j’ai vu ce matin. - Maman, répondit Yoann, Quentin et moi avons voulu ce qui s'est passé entre nous. Nous nous aimons profondément et nous espérons que tu accepteras cet amour. - Accepter cet amour ! Je n’y vois pas d’inconvénient, mais savez-vous au moins à quoi vous vous exposait les enfants en vivant cette sexualité ? Vous rendez-vous compte qu'il existe encore maintenant des gens qui pourchassent des personnes comme vous pour les torturer et les tuer. Même si cela est devenu assez rare de nos jours, ça existe toujours. - Nous le savons parfaitement madame, intervint Quentin. Mais nous nous aimons plus que tout et rien de tout ceci ne pourrait changer quoi que ce soit à nos sentiments. Et croyez bien que nous ferons tout notre possible pour que de tels problèmes ne viennent pas perturber nos vies et la votre. - Très bien ! Je crois alors qu'il faut que je me fasse à cette nouvelle situation. J’aurais pourtant tant espéré pouvoir devenir grand-mère un jour... Mais bon... Tant pis. Une dernière petite chose, depuis quand dure votre liaison ? - Cela fait maintenant trois ans que nous nous fréquentons... - Mais nous sommes réellement devenus amants que depuis avant-hier soir, coupa Quentin, comme si cela pouvait atténuer le ressentiment de Vanessa Blanchet à voir son fils sortir avec un autre garçon. - D'accord ! Je comprends mieux maintenant pourquoi tu as tant insisté pour que Quentin reste ici pour le reste des vacances d'été, dit Vanessa en se tournant vers Yoann. - Madame, pourrais-je vous demander une faveur, demanda Quentin presque en murmurant. - Naturellement Quentin ! Au point où nous en sommes. - Vous serait-il possible, sans trop vouloir vous l'imposer, de ne rien dire à mes parents ? - Ne crains rien Quentin. Ils ne sauront rien de tout ceci avant que tu ne décides de leur en parler et d’avouer tes sentiments pour les garçons. Il serait possible que leur réaction puisse être totalement différente de la mienne s’ils venaient à savoir que tu préfères les garçons aux filles. - Je vous en remercie. - Tu n’as pas à me remercier. Je suis une mère ne l’oublie pas et même si j’ai encore un peu de mal à encaisser cette nouvelle, je ne veux pas me sentir coupable d’être à l’origine d’un drame familial et d’être responsable du malheur de mon fils. - Maman ! Je voulais te dire une chose encore. C’est que m’aime si j’aime un garçon et que je suis ton unique enfant, je compte bien un jour te dire que tu seras grand-mère. Par quel moyen je compte le faire je n’en ai encore aucune idée mais c’est une promesse que je te fais. - Je te remercie chéri mais ne te sens pas obligé de me faire ce cadeau. - Ce n’est pas un cadeau que je veux te faire mais tu as toujours su que j’aimais m’occuper d’enfants et surtout les faire rire et je veux que tu connaisses les rires d’un petit enfant dans cette maison. Et tu sais que je tiens toujours mes promesses. - Oui je le sais Yoann ! J’espère alors que ton vœu sera exhaussé. Maintenant venez là que je vous embrasse mes fils." Alors les deux adolescents allèrent vers Vanessa Blanchet et lui firent la bise pour la remercier, à la fois de son silence, mais aussi de sa compréhension que Quentin et Yoann n'auraient jamais cru possible. Yoann était d’autant plus heureux qu’ils n’auraient certainement jamais pu attendre jusqu’à sa majorité de dire toute la vérité à sa mère tout en aimant Quentin et en couchant avec lui. Mais tout n'était pourtant pas réglé. Ils devaient encore faire croire aux autres élèves de leur classe, en tout cas pour ceux qui n’étaient pas encore au courant de leur liaison amoureuse, qu'ils étaient toujours de simples copains, ce qui n'allait pas être une chose facile après ce qu'ils avaient vécu durant ces vacances d'été. Cependant ça eut l'air de marcher, même si la plupart de leurs copains étaient déjà plus au moins au courant qu’ils s’aimaient et qu’ils couchaient ensemble, mais ils s’en moquaient tous. Tout ce qu’ils voyaient c’était qu’ils s’amusaient tous très bien ensemble et peu importe la sexualité ou même la couleur ou encore la religion des uns ou des autres. Ce qui importait le plus pour tout le monde s’était de rigoler et de s’entraider au besoin. Le reste, ce que chacun faisait dans l’intimité, ce n’était pas leur problème.
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