21 Tout commença lors de la rentrée scolaire. Le mercredi 10 septembre 2014, Laurent et Loïc avaient changé. Le regard qu'ils avaient l'un pour l'autre n'était plus le même qu'avant. Les nombreuses aventures nocturnes de Loïc semblèrent avoir eu raison de l’amour que Laurent lui portait. Lors de la récréation les deux adolescents en parlèrent. " Loïc, commença Laurent. Il faut que je te parle d'une chose très importante. - Moi aussi Laurent il faut que je te parle. Mais parle en premier. - Voilà ! Je ne sais pas comment tu vas le prendre, mais je crois que je ne t'aime plus autant qu'avant. Je veux dire par-là que l'amour que j'avais pour toi se transforme progressivement en une franche amitié. - Tu vois Laurent, j'allais exactement te dire la même chose. Donc je ne le prends pas mal. Je voudrais que l'on reste ami. Il ne faudrait pas que l'on gâche une amitié du fait que l'on ne sorte plus ensemble. - Tu as tout à fait raison. Mais j'ai autre chose à te dire. - De quoi s'agit-il ? Demanda Loïc inquiet. - J'ai l'intention de tout dire à mes parents. - Même à propos de nous ! - Oui ! Mais je pense qu'ils seront suffisamment compréhensifs pour ne rien dire aux tiens. Hier ils ont fait allusions à l'homosexualité en regardant un reportage sur une chaîne satellite. Ils disaient qu'il était dommage que les gens réagissent bêtement fasse à l'homosexualité d'une personne qu'ils connaissaient. Je suppose donc que si je le leur dis que je suis définitivement gay, ils le prendront très bien et qu'ils ne diront rien à tes parents. - Je pense que tu as raison. Par contre, moi je ne me sens pas encore tout à fait prêt pour le leur annoncer. Mais je pense qu'il vaut mieux pour moi que j'attende la fin de l'année scolaire pour le leur dire, car je ne suis pas sûr que mes parents réagissent aussi bien que les tiens. Je suis fils unique et je suis issu en premier lieu d'une classe ouvrière, même si mon père est le chef d'une entreprise qui fonctionne plutôt bien maintenant. De surcroît l’entente qu’il y a entre mon père est moi n’est pas ce qu’il y a de meilleur. Ca serait même tout le contraire. - Tu as raison d'attendre dans ces cas là. Il est vrai que j'ai encore deux frères et une sœur qui peuvent avoir des enfants." La conversation allait bon train, mais elle fut interrompue par la sonnerie qui annonçait la reprise des cours pour la matinée. Tout au long de cette journée, les deux adolescents ne parlèrent quasiment plus d'eux, mais un peu plus de leurs camarades de classe et notamment un jeune homme qu'ils avaient tous deux repérés et qui semblait bien timide. Lequel de Loïc ou Laurent allait réussir à le draguer… Le soir, de retour chez leurs parents respectifs, Loïc pensa à ce qui pouvait bien se passer chez les parents à Laurent. Il semblait plus inquiet que son ancien amant. * * * Au domicile de monsieur et madame Martin, une grande discussion venait de commencer lorsque toute la famille passa à table pour le repas du soir. " Papa, maman, je voudrais vous dire quelque chose. - Vas-y fiston, nous t'écoutons. - Voilà ! Je viens vous annoncer que je suis définitivement homosexuel. Je sais que je vous en ai déjà parlé, mais cette fois-ci j’en suis sûr. Les sentiments que je peux avoir vont uniquement vers les garçons. - Dis-moi frangin, dit Jean-Patrick, le frère aîné de Laurent, en prenant la parole. Sortirais-tu en ce moment avec un mec ou bien est-ce uniquement pour nous faire part d'un état de fait. - Je sortais avec un mec, qui est maintenant mon meilleur ami. Sinon je n'ai personne dans mon cœur à l'heure actuelle. - Ne serait-ce point Loïc ? Demanda Florence. - En effet c'était bien lui. Je vois que tu as l'œil. - Non ! C'est simplement que je me suis rappelée ce qui s'était passé il y deux ans avant la rentrée scolaire. Ton inquiétude pour Loïc m'avait frappé et je me doutais d'un je ne sais quoi. Et lorsque tu as dit que ce n'était qu'une simple inquiétude amicale parce que tu avais déjà perdu un ami comme ça, il y a eu un déclic et je me suis dit, Laurent il ment ; c'est un gay qui ne veut pas le dire à ses proches. - Je vois que tu me connais bien. - Oublierais-tu que je suis ta sœur jumelle ?! - Non, je ne l'oublie pas. Mais comme nous sommes de faux jumeaux j'aurais pensé que tu n'aurais pas deviné tout de suite... Sinon toi Michaël, as-tu quelque chose à dire ? - Oh ! Moi, je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est qu'après tout c'est ta vie et tu en fais bien ce que tu veux. - Si je ne te connaissais pas, je dirais qu'il s'agit des paroles de quelqu'un qui n'accepte pas le fait que je sois homo. - Ecoutes Laurent ! Tu es plus vieux que moi. Je vais avoir mes dix-huit ans au mois de décembre et je tiens très sincèrement à te dire que le fait que tu sois gay ne change absolument rien au fait que tu sois mon frère. Et même pour tout te dire, je préfère que tu sois homo, comme ça mes copines seront folles de jalousie lorsqu'elles te verront avec un mec. Car je peux te dire qu'il y en a qui serait enchanté d'être ta petite amie car elles te trouvent super mignon. - Tu les remercieras de ma part. Quant à vous papa et maman, je suppose que vous attendiez la réalité avec impatience. Il me semble avoir noté qu'hier la petite phrase que tu as dite lors du reportage était à mon intention. - Je vois que nous n'avons pas été très discrets dans ce domaine, répondit la mère. Mais nous tenions effectivement que tu nous dises rapidement la vérité afin que nous puissions en discuter tous les six autour de la table. Nous sommes donc ravis que tu ais enfin osé franchir le pas du silence. Maintenant que tout le monde a donné son avis sur la question essentielle du jour, nous pouvons manger. Si tu le souhaites, Laurent, nous pourrons reprendre cette discussion un autre jour. Toutefois, comme nous te l’avons déjà dit la première fois où tu nous as annoncé ta préférence pour les garçons, nous t’avons dit que ta vie ne nous regardait pas et c’est toujours le cas donc même si nous acceptons et que nous en reparlerons une autre fois, nous ne nous étendrons pas sur le sujet. - Comme il vous plaira." Durant le repas, ils parlèrent de tout sauf de l'homosexualité de Laurent. Cependant, Laurent avait cru remarqué au cours du repas que son jeune frère voulait lui dire quelque chose. Il attendit qu'ils soient tous levés de table pour aller vers lui et lui parler. " Michaël, pourquoi ai-je l'impression que tu n'as pas tout dit tout à l'heure. - Bien sûr que si ! Je ne vois pas ce que j'aurais omis de dire lorsque nous étions à table. - Il n'y a que toi qui peux le savoir, même si j'ai quelques soupçons. - OK ! C'est vrai, je n'ai pas tout dit tout à l'heure. Mais je t'en dirai plus si tu m'accompagnes dans ma chambre. - Je te suis." Lorsqu'ils furent tous deux dans la chambre de Michaël, celui-ci dit toute la vérité à Laurent. " Voilà ! Ce que je n'ai pas dit tout à l'heure à table c'est que j'aime aussi les mecs. Mais je ne sais pas si je suis homo puisque j'aime bien faire l'amour avec des filles aussi. - Je crois tout simplement, mon cher frangin, que tu es bisexuel. C'est une position très difficile à supporter. Puisqu'un jour tu voudras sortir avec une nana et le lendemain avec un mec. Mais tu es plus attiré par les filles ou par les mecs. - Mon attirance va surtout vers les mecs. Mais de temps en temps j'aime bien sortir avec une fille. Il faut tout de même que je te dise que depuis deux ans, je ne suis sorti que deux fois avec des filles. Alors, tu en penses quoi ! - J'en pense qu'il faut que tu fasses le point sur les sentiments que tu éprouves quand tu sors avec un mec et ceux que tu éprouves lorsque tu es avec une nana. Quand tu auras fait le point à ce niveau-là, on pourra en reparler. - D'accord ! Je m'y mets dès ce soir, mais ça risque de ne pas être simple." Toute la soirée, Laurent pensa à ce que venait de lui dire son jeune frère et il se dit que s'il était effectivement bisexuel, il allait avoir beaucoup de mal à gérer sa vie affective. Il faudrait qu’il mette de l’ordre dans ses sentiments et il se dit qu’il essaierait de l’aider au mieux. * * * Loïc dormait tranquillement dans son lit. Il fit un rêve dans lequel il se voyait avec Quentin Villars. Toutes ses pensées n'allaient plus que vers le fils de l’industriel bordelais. Il espérait tellement pouvoir lui parler un jour. Le lendemain matin, lorsque Loïc et Laurent se virent au lycée ils parlèrent de ce qu'ils avaient fait la veille au soir. Loïc lui demanda alors comment s'était passée la discussion avec ses parents à propos de son homosexualité. Laurent lui répondit que ça c'était remarquablement bien passé et qu'ils l'avaient tous très bien pris. Il lui dit également que son jeune frère lui avait appris, lorsqu'ils se furent retrouvés seuls, qu'il était bisexuel, mais qu'il avait plus d'attirance pour les garçons que pour les filles. Loïc fut stupéfait d'apprendre que Michaël aimait les mecs. Lui qui pensait que le jeune frère de Laurent était un véritable Don Juan auprès de la gent féminine. Il n’était pas rare de le voir quotidiennement accompagné d’une ou deux filles. Toute la journée ils parlèrent des révélations qu'avait faites Michaël à son frère, mais aussi du camarade de classe qu'ils avaient remarqué la veille. Le soir, à la fin des cours, Laurent annonça à Loïc qu'il avait l'intention d'aller lui parler le lendemain. Loïc lui dit alors qu'il avait intérêt à le faire assez rapidement, car il lui semblait avoir remarqué qu'ils n'étaient pas les seuls à l'avoir remarqué. Loïc lui dit également qu'il n'essaierait pas de l'empêcher d'aller voir leur camarade de classe parce qu'il ne pensait plus qu'à une seule personne : Quentin Villars. Pour le fils Sanders il n’y avait plus que ce garçon qui était digne d’un intérêt particulier. Le soir, lorsqu'ils furent tous deux chez leurs parents respectifs, ils s'efforcèrent de ne pas penser aux mecs mignons qu'ils avaient vus. Pour cela, Loïc se plongea dans la lecture d'un roman d'Agatha Christie, une grande romancière du siècle précédent et dont la vente des livres était toujours aussi importante en ce vingt et unième siècle. Le lendemain comme prévu, Laurent alla parler avec le garçon qu'il avait repéré dès le premier jour de classe. Il avait retenu son prénom lors de l'appel et à la première récréation de la journée, il alla le voir. " Bonjour Thibaud ! Je voulais faire un peu plus ta connaissance. Je peux m'asseoir à côté de toi. - Bien sûr ! Je crois que tu t'appelles Laurent. - C'est exact ! C'est la première fois que je te vois dans ce lycée. Tu étais où avant ? - J'étais à Biarritz, mais j'ai été renvoyé pour manque de discipline. - OK ! Et comment trouves-tu le lycée ? - Il est chouette. En tous les cas il est plus moderne que l'espace de vieux machin dans lequel on faisait cours à Biarritz. - A ce point là ! - Bonjour ! Dit Loïc en s'approchant des deux adolescents. Je m'appelle Loïc. - Je sais, j'ai retenu ton prénom lors des premiers appels que les profs avaient faits le jour de la rentrée scolaire. - Tu m'en vois flatté. - Puis-je te poser une question ? - Vas-y, je t'écoute. - Qu'est-ce que tu fais ce soir ? - Je vois que tu es direct. Si ça ce n'est pas des avances, je ne m'y connais pas. - Désolé ! Je pensais que tu étais homo. Excuses-moi je ne voulais pas te choquer. - Mais tu ne m'as absolument pas choqué puisque je suis effectivement homosexuel. Seulement il se trouve que je ne suis pas entièrement libre. - Mais moi je le suis, dit Laurent pour avoir un avantage. - Ah bon ! Tu sors avec quelqu'un. - Si on peut dire. Disons que je pense beaucoup à un mec, mais je n'arrive pas à trouver le bon moment pour pouvoir lui parler. - Et ce mec, ce ne serait pas Laurent par hasard. - Laurent ! Oh non ! Et il se mit à rire aux éclats. Lui c'est mon ex. Nous sommes restés de bons amis. Non, celui auquel je pense sans arrêt c'est Quentin Villars. - Tu veux parler du fils de l'industriel. Et tu es sûr qu'il est homo. - Pour en être sûr, j'en suis tout à fait sûr. - Excusez-moi de vous couper dans votre conversation, mais je suis-là. - Excuse-nous Laurent, répondit Loïc. - Bon alors Thibaud ! Serais-tu d'accord pour que je sorte avec toi ce soir en remplacement de Loïc. - Pas de problème ! En fait, le premier jour de classe, je ne savais pas trop lequel de vous deux je devais choisir. Mais maintenant que je vous connais un peu mieux et du fait que Loïc et prit par la pensée. Je serais tout à fait ravi de sortir avec toi ce soir. Disons vingt et une heure, place de la victoire. - OK pour moi !" Leur conversation s'arrêta là puisque la sonnerie annonçant la reprise des cours venait de retentir. Thibaut semblait avoir perdu toute timidité au cours de leur discussion. Tout au long de la journée, les trois adolescents ne se quittèrent pas. Ils mangèrent ensemble et rirent à n'en plus pouvoir lors des récréations. Même le soir, ils constatèrent qu'ils prenaient exactement les mêmes bus. Ils se séparèrent lorsque Loïc fut arrivé à destination. Laurent et Thibaud avaient encore un changement de bus à faire avant d'arriver chez leurs parents respectifs. L'année scolaire des trois adolescents fut à l'identique des premières journées de classes. Beaucoup de rires, mais du sérieux dans les études du fait qu'ils avaient le baccalauréat à passer à la fin de l'année. D'ailleurs, Laurent, Thibaud et Loïc ne virent pas le temps passer tellement ils étaient à fond dans leurs cours et en ce lundi 15 juin 2015 les examens du baccalauréat commencèrent par la traditionnelle épreuve de philosophie. Tout au long de la semaine les trois adolescents firent de leur mieux pour décrocher le diplôme qui leur permettrait de pouvoir, éventuellement, continuer leurs études. Laurent et Thibaud, qui sortaient maintenant ensemble depuis neuf mois, décidèrent de prendre un appartement ensemble en banlieue bordelaise. Ils décidèrent également de continuer leurs études pour pouvoir, par la suite, créer leur propre société d'expertise comptable. Loïc, qui était toujours seul, décida lui aussi de continuer ses études, mais il dit également à ses deux copains qu'il avait l'intention, durant les vacances d'été, de dire toute la vérité à ses parents. Lorsqu'il entendit cela, Laurent souhaita bon courage à Loïc, car il savait que ce ne serait pas chose facile pour lui que d'annoncer qu'il est homosexuel à ses parents. Mais en attendant le moment de vérité, ils s'amusaient toujours autant en espérant qu'ils allaient tous les trois décrocher leur baccalauréat. Mercredi 08 juillet 2015, c'était enfin le moment de vérité. Laurent, Thibaud et Loïc allèrent voir au lycée si leur nom figurait sur la liste qui avait été affichée à l'entrée des bâtiments de cours. Après dix minutes de recherche, ils virent avec bonheur qu'ils l'avaient. Laurent et Loïc obtinrent même une mention pour leur baccalauréat. Ce fut l'occasion de faire une grande fête pour cet événement merveilleux. Ce fut au cours de cette fête que Loïc dit que le 25 juillet, jour de l'anniversaire de mariage de ses parents, il allait leur faire le plus stupéfiant des cadeaux en leur annonçant qu'il était homosexuel. Le jour tant attendu par Loïc arriva enfin. Lorsqu'il se leva, vers neuf heures du matin, il se demanda s'il aurait assez de forces pour annoncer à ses parents qu'il aimait les garçons. Mais il ne savait pas qu'une chose inattendue allait tout déclencher. Il était une heure de l'après-midi lorsque Dominique Sanders rentra pour déjeuner. Il venait de s'engueuler avec l'un de ses employés qu'il avait d'ailleurs aussitôt renvoyé pour faute professionnelle. En fait, cet employé avait eu le malheur de dire à son patron qu'il était homosexuel. Et comme Dominique détestait les gays, il rentra dans une colère noire et décida de le renvoyer pour faute professionnelle, même si c'était l'employé le plus sérieux de la société. * * * Cet employé fit un procès aux prud’hommes à son ancien employeur avec partie civile de plusieurs associations homosexuelles et notamment l’inter LGBT et accompagné d’une plainte de la Halde. Il gagna d’ailleurs son procès avec des dommages et intérêts. * * * Lorsqu'il annonça cela alors qu'ils étaient tous les trois ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase et Loïc annonça, sur un coup de colère, qu'il était lui aussi homosexuel. Devant la réaction stupéfaite de Dominique et Martine, il sut qu'il n'avait pas très bien agi en leur disant cela de but en blanc. La réponse ne tarda pas à arriver non plus. Dominique et Martine se mirent également en colère et dirent qu'il ne savait pas ce qu'il disait, que c'était impossible, qu'ils ne l'avaient pas élevé n'importe comment. Dominique Sanders renchérit en disant que s'il était homosexuel, cela ne pouvait que de Martine, car il était toujours auprès de sa mère et qu'il ne se comportait pas comme un vrai homme devrait le faire. Martine fut bouleversée de savoir que ça pouvait être de sa faute, mais tous deux eurent la même réaction après ces quelques mots désagréables. Ils ordonnèrent à Loïc de partir immédiatement de la maison familiale et de n'y revenir que lorsqu'il aurait changé d'orientation sexuelle. Ce que Loïc n'avait d'ailleurs pas l'intention de faire pour faire seulement plaisir à ses parents. Il alla alors directement dans sa chambre et se prépara, en pleurs, un sac à dos dans lequel il mit tout ce qu’il avait pu y loger. Ne sachant pas trop où allé, il erra pendant plus de deux heures dans les rues de Bordeaux. Mais il se souvint qu'en ce 25 juillet, c'était également l'anniversaire de l'un de ses meilleurs copains : Cédric Beltoise. Il partit alors en direction de Bègles pour aller lui souhaiter son anniversaire. Il était alors près de dix-huit heures. Quant il fut arrivé au domicile de Cédric, celui-ci vit aussitôt que ça n'allait pas bien chez Loïc. Lorsque ce dernier lui eut dit qu'il avait annoncé à ses parents qu'il était homosexuel et que ceux-ci l'avaient expulsé presque aussitôt de domicile familial, Cédric comprit pourquoi il avait la mine si triste. Il lui dit qu'il allait bien s'amuser ici et qu'il oublierait ainsi le malheur qui venait de le frapper. Ce fut en effet le cas, lorsque vers vingt et une heure trente, il vit entrer Quentin à l'intérieur du domicile de Cédric. Loïc était assis dans le noir à côté de la table où le disc-jockey avait installé sa sono. Il fut pris de panique lorsqu'il vit que Quentin venait dans sa direction. |
||

